♥ - Chapitre 3 - ♥ - Prêtes pour une nouvelle vie ? - ♥
Les plats apparurent.
Jane écarquilla les yeux, étonnée. Sophie et April sourirent devant son air surpris. Le volume des conversations diminuait au fur et à mesure que le repas avançais, chacun ayant envie de se coucher rapidement. Paolo et Kevin avaient entamé une discussion avec Katherin Patil à leur droite. April parlait toujours de Quidditch avec Chris. Lizzie expliquait à Jane le fonctionnement du gouvernement sorcier. Et Sophie écoutait les paroles d'eux tous en même temps. Puis, le directeur se leva, mit fin au banquet et leur indiqua de suivre les préfets de leur maison pour rejoindre leurs dortoirs.
Ils suivirent une jeune fille aux cheveux bouclés d'un blond cendré et yeux bleu pâle et un garçon à l'air plutôt gentil quoique un peu hautain ayant les cheveux à mi-chemin entre le blond et le roux et yeux gris-vert.
La préfète s'arrêta devant un portrait d'une grosse dame et lança :
' Flamme de Phénix !'
Le portrait s'écarta révélant un passage dans le mur.
Lizzie s'affala sur un fauteuil en demandant aux préfets de Gryffondor :
- On sait où se trouve la tour et on connaît le mot de passe. On peut se coucher maintenant ?
- Oui, soupira la préfète. Le dortoir des filles, c'est par ici et celui des garçons là-bas. Mais, n'oubliez pas ce qu'à dit le directeur, précisa-t-elle.
- Il a dit quelque chose ? chuchota Sophie à April.
- Je n'en sais rien, répondit-elle.
- Ça ne doit pas être très important, murmura Katherin derrière elles.
Les deux amies sursautèrent, surprises. Jane hocha la tête en silence, elle non plus n'avait pas écouté.
- Oui, on sait, dit Lizzie en interrompant la préfète dans son monologue. Il ne faut pas aller dans l'aile gauche du deuxième étage, ni dans la partie Est des cachots.
- Tu ferais une bonne préfète, Déclara Katherin Patil derrière elles alors que la préfète regarda Lizzie d'un air haineux.
- Katherin, protesta Lizzie. On ne se connaît pas trop mais si tu répètes ça, tu risques de mourir étouffée dans ton oreiller par un malheureux hasard. Et nous ne pourrons pas avoir la 'chance' de nous connaître plus...
- C'est vrai, renchérit Sophie. Tu connais déjà ses histoires de couloirs interdits et tout le reste. Et...
- Oui. Je connais tout ça, admit Lizzie. Parce que j'ai écouté !
- Oui, justement ! Tu es attentive, tu saurais être à l'écoute des gens, dit Sophie.
- Je ne sais pas si elle est assez sérieuse, murmura Katherin.
- Mais je suis très sérieuse, protesta Lizzie.
- Alors tu seras préfète, sourit April, vous voulez pas dormir ?
Les autres acquiescèrent d'un hochement de tête. Chacune alla à côté de sa malle.
- Je prends ce lit ! hurla tout à coup Sophie en se jetant sur le lit du milieu.
- Sophie, tes bagages sont au lit à côté, remarqua Lizzie, ne voulant pas se faire piquer 'son' lit.
- Mais on peut échanger ! Les valises sont placées là mais c'est du hasard ! On peut encore changer !
- Non, objecta Jane de son propre lit. Tout le monde si fatigué. On n'a pas le temps pour ses bêtises.
- D'accord, capitula finalement Sophie. Mais, à Noël, je lui piquerai sa place ! Elle ne sera pas là !
- Si ça peut te faire plaisir, Sophie, fais-le, accorda Lizzie.
- Ça ne me fait pas plaisir, rétorqua Sophie.
- Ben, ne le fais pas, fit April.
- Ouais, c'est une très bonne idée, grommela Sophie.
- Pourquoi restes-tu ici à Noël ? demanda Katherin.
- Mes parents ont toujours voulu aller en France. Pour revoir la ville natale de ma mère, précisa Sophie. Moi, je ne veux pas. Alors, ils iront tous les deux à Noël.
- Je crois que je vais rester aussi, murmura Katherin.
- Pourquoi restes-tu ici, toi ? interrogea Sophie.
- Je ne veux pas entendre mes parents se disputer, expliqua Katherin. Ils sont divorcés, acheva-t-elle en voyant leurs têtes. J'ai pris le nom de ma mère. Je n'ai vu mon père que deux fois. Enfin, sûrement plus, mais ils se sont séparés quand j'avais quatre ans alors je ne m'en souviens plus beaucoup. Les deux fois, j'avais sept ans et dix ans. Mais il était tout le temps avec ses amis, précisa Katherin, dégoûtée.
Un silence s'installa seulement brisé par le chant d'un oiseau près du lac et les voix lointaines d'un dortoir plus haut. Les filles se mirent en pyjamas, à part Jane qui était déjà couchée et qui les observait par l'entrebâillement du rideau de son lit. Lizzie accrocha une photo de ses parents, puis une d'elle et de son frère et enfin une de toute la famille, l'année dernière, cinq ans après la mort de son père. Ils étaient en Californie.
Les quatre amies imitèrent Jane qui devait sûrement dormir depuis une bonne vingtaine de minutes. Un éclat de rire résonna depuis un autre dortoir de filles.
- Bonne nuit, les filles, chuchota Sophie.
- Il ne faut jamais dire 'bonne nuit' aux gens, après, tout le monde recommence à parler, répondit Katherin.
- Je sais, fit Sophie. Mais je ne veux pas dormir.
- Moi non plus, ajouta Lizzie.
- Tu n'es plus fatiguée, toi ? intervint April.
- Si mais je voudrais savoir pourquoi Katherin dit que son père est un 'crétin', répliqua Lizzie.
- Peut-être qu'elle ne veut pas en parler, l'interrompit aussitôt Jane.
Katherin soupira. Elle s'assit sur le bord de son lit pour mieux la voir. Jane avait ouvert ses rideaux, curieuse. Les autres ne les avaient même pas fermés. Katherin fouilla dans sa malle pendant deux minutes puis finit par en extraire un élastique. Elle s'attacha ses cheveux longs en une fine tresse. Puis, Katherin prit sa baguette et la fit tournoyer entre ses doigts. Elle dénoua finalement ses cheveux. Les autres n'insistèrent pas. Katherin ramena ses cheveux en arrière et attrapa son élastique violet qu'elle avait fait tomber. Elle se les noua en une queue-de-cheval. Jane attrape le rideau de son lit à baldaquin afin de refermer. Mais elle fut interrompue par Katherin.
- Il voulait que j'aille à Durmstrang. C'est la seule chose qu'il m'ait dite la dernière fois en dehors de 'passe-moi le sel'. Ma mère s'y est opposée, bien sûr. De toute façon, je n'y serais pas allée.
- Hum, fut la seule réponse audible d'April.
- Oui. Il est fou ! Durmstrang a une mauvaise réputation même maintenant. Ils faisaient de la magie noire, avant, là-bas. Enfin, il paraît. Ma mère a aidé dans la Bataille de Poudlard. Je me demande pourquoi ils se sont mariés.
- Ben, ils s'aimaient, suggéra Sophie intelligemment.
- Tu ne dirais pas ça si tu les voyais, objecta Katherin, les yeux dans le vague.
- Mais tes parents t'aiment quand même, la réconforta Lizzie.
- Oui, ils ne s'aiment pas mais ils t'aiment, toi, la consola à son tour April.
- C'est de la philosophie ? Interrogea Jane en se redressant. Enfin, je pense qu'elles ont raison.
- Ma mère me dit ça aussi, sourit Katherin. Je voudrais bien la croire mais mon père n'a pas l'air de m'apprécier beaucoup... Ma mère, oui. Mais lui, non.
- Tu ressembles à ta mère, remarqua Jane qui s'était levée et observait une photo de Katherin et sa mère au fond de la valise de son amie.
- Et alors ? demanda Katherin, ne faisant pas le lien avec les phrases précédentes.
- Il croit que tu es comme elle. Alors, il n'ose pas trop te parler puisqu'il a peur que tu régisses comme ta mère envers lui, murmura Sophie plus pour elle-même que pour les autres.
- Tu devrais être à Serdaigle, se moqua gentiment April.
- Le Choixpeau voulait m'y envoyer, en effet, répliqua Sophie.
- Quoi !? Bondit April.
- Dire qu'on aurait pu ne pas être avec elle, soupira Jane avec bonheur. Mais elle est avec nous, malheureusement, termina-t-elle théâtralement.
Sophie lui envoya un coussin avant de répondre.
- Ca aurait été très difficile de survivre sans moi...
- Ca sera très difficile de vivre avec toi, Rectifia April, Nuance.
- Lizzie, April & Sophie, vous êtes de véritables gamines ! Déclara Katherin.
Mais April, Lizzie et Sophie protestèrent vigoureusement quant à cette dernière affirmation. Jane entama alors une bataille d'oreillers avec April, Lizzie et Sophie tandis que Katherin les regardait, désespérée. April tomba du lit de Sophie. Lizzie plongea sur Jane qui esquiva de justesse. Lizzie s'écrasa sur Katherin qui se trouvait à proximité. Jane s'élança vers Sophie. Cette dernière pivota, surprise. Ella arraché l'oreiller que tenait Jane mais celle-ci le lui reprit et commença à lui frapper la tête avec. Sophie fit une chute accompagnée d'un petit hurlement strident qui sortit malgré elle. Katherin rit en voyant Lizzie et April se jeter sur leur amie, ne lui laissant aucun répit. Jane s'accrocha à un rideau du lit à baldaquin de Lizzie et se balança avant d'échouer sur le tas de ses amies à terre. Sophie parvint à s'extraire de la mêlée et rejoignit Katherin qui regardait le lit de Lizzie en essayant de prendre un air navré. Jane se redressa finalement et aida April à se lever.
« Je crois que... Nous avons un petit problème, murmura Katherin. » Alors, débuta pour les cinq filles une recherche nocturne de sortilèges. Elles n'en connaissaient aucun car Katherin, April et Sophie n'étaient pas vraiment du genre à ouvrir top tôt leurs livres. Jane, bien sûr, ne pouvait rien connaître puisqu'elle était née chez les Moldus et avait acheté ses affaires scolaires seulement après que ses parents soient prévenus, soit trois jours avant la rentrée. Lizzie avait acheté ses fournitures en quatrième vitesse, ce matin-même, à huit heures. Il faisait sombre mais Jane sortit une lampe de poche. Cela retarda leurs 'recherches' car elle dut expliquer aux autres ce qu'était une lampe de poche.
- Ouais, fit Lizzie pas très convaincue. Mais, le seul sort que je connais, c'est celui pour faire de la lumière. Lumos, je crois.
Jane essaya de lancer le sort et y parvint à sa plus grande surprise étant donné qu'elle ne s'était pas entraînée. Finalement, ce fut Katherin qui trouva le sort 'Reparo' et elle eut donc l'honneur de réparer le lit de Lizzie. Elles se couchèrent peu après mais il était plus de minuit et le lendemain arriva très –trop- rapidement.
Lizzie se réveilla quand un rayon de soleil caressa sa joue. Elle sursauta en voyant qu'il était presque huit heures. Elles allaient sûrement être en retard dès le premier jour !
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